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SUPE, la soupe sans O car sans eau, une jeune pousse nantaise s’attaque au marché de la soupe avec un concept inédit : une soupe concentrée, sans eau, pratique et plus respectueuse de l’environnement. Derrière cette aventure, Olivier Potaufeux et son associé Grégory Gicquel veulent redéfinir les codes d’un marché estimé à plus de 500 millions d’euros en France.
SUPE est née de l’expérience d’Olivier Potaufeux et de son équipe dans l’accompagnement à la commercialisation de produits bio. Après 20 ans à accompagner d’autres marques, ils se sont lancés en parallèle dans un tout nouveau projet. L’idée ? S’attaquer à un véritable fléau : le transport inutile de l’eau dans certains produits alimentaires afin d’en réduire l’impact environnemental.

Arrêter de déplacer de l’eau, une bonne idée
Les soupes SUPE sont proposées en pots de verre et permettent une fois diluée de se préparer jusqu’à un litre de soupe. Deux recettes sont actuellement disponibles : Carotte Butternut, au goût légèrement sucré et Légumes verts, une recette authentique et brute. Pour le fondateur, si SUPE peut se consommer tel quel une fois diluée, c’est avant tout une base de purée de légumes concentrée bio, avec très peu d’ingrédients, à assaisonner selon ses goûts et envies.
Le secteur de l’hygiène beauté propose déjà des offres similaires, comme avec la marque 900.care

La marque Meelk se positionne comme une boisson végétale à diluer. Pour Jean-Christophe Bernard, son créateur, le lancement de ce type d’ovni demande beaucoup de temps et de pédagogie pour faire comprendre sa plus-value. Son prix unitaire de 8 euros peut en effet paraître dissuasif comparé au prix des briques de lait végétaux positionnés entre 2 et 3 euros l’unité. Le second frein qu’il rapporte, c’est la flemme d’un consommateur pas toujours prêt à faire lui-même sa boisson végétale.
Ne pas passer à côté des drivers de fond du marché
Bien que leur expertise initiale soit dans le bio, Olivier et son équipe ciblent clairement la grande distribution, qui représente 94 % des ventes de soupe en France. SUPE souhaite démocratiser sa solution tout en restant compétitive (chaque pot est vendu environ 4,99 €) face aux géants du secteur Liebig (GB Food) et Knorr (Sill). Olivier Potaufeux n’est pas dupe sur les attentes réelles des consommateurs qui se concentrent massivement autour de la praticité, de la rapidité et du côté « bon marché ». « Nous devons répondre en priorité à ces besoins tout en apportant un bénéfice environnemental additionnel », poursuit-il.

Comment intégrer un enjeu qui n’est pas vraiment un irritant à date pour les consommateurs ?
« Pour devenir grand, il faut travailler avec les grands »
Créer une offre de rupture n’est pas sans défis. SUPE travaille actuellement sur une levée de fonds pour accélérer prioritairement sur la distribution de ses produits. Sur son modèle, Olivier Potaufeux compte bien s’appuyer sur des partenaires financiers, mais aussi industriels. Convaincu qu’il n’y arrivera pas seul, il affirme que « pour devenir grand, il faut travailler avec les grands pour espérer avoir un vrai impact ». En attendant, de nouvelles recettes sont en préparation, mais aussi une offre de gaspach (gaspacho sans O !) et des formats consignables pour répondre à la loi climat et résilience.
À retenir :
- Repartir des attentes consommateurs de base sur le marché
- Sur une cible grand public, prioriser les bénéfices individuels vs collectifs
- Prendre le temps de faire de la pédagogie sur le positionnement prix
- Créer de l’impact en misant très tôt sur la collaboration startup / industrie
Pour en savoir +, c’est ici.
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