« Le mieux-manger doit passer par le recul de l’utra-transformation » prévient Kelly Frank, la fondatrice de l’agence GOÛM. Il est vrai que cette ingénieure agroalimentaire, passée notamment par le Centre de Recherche de L’Institut Paul Bocuse, maîtrise parfaitement son sujet dont elle devenue experte. En fondant GOÛM, elle a fait de la quête d’une alimentation plus simple et plus naturelle son combat.
Aujourd’hui, à l’appui de la littérature scientifique et de son expertise des ingrédients et des procédés de fabrication, l’agence GOÛM lance une solution basée sur un cahier des charges open source pour distinguer facilement les produits alimentaires qui ne contiennent pas, ou quasiment pas, d’ingrédients ultra-transformés.
Par ingrédients ultra-transformés, on entends les ingrédients, qui sont obtenus par synthèse chimique, par biosynthèse ou par cracking alimentaire excessif et qui sont des substances pures, quasi pures ou excessivement purifiées, et dont la consommation fréquente ou en excès engendre à terme des effets délétères sur la santé. Si plus de 70% des produits emballés vendus dans les rayons conventionnels contiennent des ingrédients ultra-transformés, ce sont aussi + de 50% dans les rayons bio. Et les allégations végétales, sans gluten, avec un Nutriscore A, voir même certains produits artisanaux n’y échappent pas vraiment.
L’allégation “INGRÉDIENTS SIMPLES” se présente sous la forme d’un logo, qui peut être utilisé en digital gratuitement par tout acteur de l’alimentaire dont le produit respecte les exigences du cahier des charges en libre accès sur le site goum.co. Si plus de 500 ingrédients ou familles d’ingrédients ultra-transformés sont bannis, 42 restent tolérés à date entre autres pour laisser le temps aux acteurs de l’agroalimentaire de trouver des solutions de substitutions.
« Ce n’est pas la voie moralisatrice ou culpabilisatrice qui fera changer durablement les habitudes alimentaires : il faut avant tout du plaisir » affirme-t-on chez GOÛM. C’est la raison pour laquelle cette nouvelle allégation se veut absolument positive : elle ne concerne QUE les produits conformes à son cahier des charges, et ne pointe en aucun cas du doigt les produits qui ne le sont pas.
Cette approche a été menée avec 5 acteurs déjà pionniers sur les sujets liés à la réduction de l’ultra-transformation dans leurs recettes : Biocoop, Biofuture (marques Nod & Quintesens), L’atelier V* (& Franquette), Diguzh, et Nudj. ScanUp, expert de la data sur les produits alimentaires et également partenaire du projet, a participé de très près au développement du projet en testant les critères du cahier des charges sur + de 300 000 listes d’ingrédients. Résultat : plus de 40 000 produits sont déjà identifiés conformes !
Pour en savoir plus : https://goum.co



